Les apparitions de Lourdes

 

Nota bene

Il s'agit ici d'une réflexion sur les visions
de Bernadette Soubirous à Lourdes
et des messages qu'elle reçut au pied de la grotte de Massabielle.

Ces messages ont été détournés par le magistère de l'Eglise romaine
afin de renforcer le pouvoir de la papauté,
à une époque (19e s.) où le bras de fer entre gallicans et ultramontains
était à son comble.


Je maintiens cette page dans le site de la mission St-Jean Sempé
au vu de l'importante place que tient Marie, la mère de Jésus,
dans la vie de mes frères et soeurs catholiques et orthodoxes, et aussi dans la mienne.

Le contenu de cette page m'a été reproché plus d'une fois.
Je comprends ces critiques,
mais je ne changerai pas l'analyse que je publie ici.


Qui est la vierge Marie?
Cet article pose plus de questions qu'il ne fournit de réponses.

Lourdes        


 
En musique

INTRODUCTION

Trois cents ans se sont écoulés, après la résurrection du Christ, avant que ne s'installe un début de culte fait à Marie au sein des premières communautés chrétiennes. A l'échelle humaine, c'est un temps plutôt long. Pour nous représenter ce lapse de temps, essayons d'imaginer ce qu'il se passait il y a trois siècles, là-même où nous vivons... Imaginons-nous il y a trois siècles, autour de 1700, et mesurons les changements qui ont eu lieu depuis. Comparativement, c'est comme si Jésus était né un siècle avant la Révolution française, et que nous nous mettions seulement aujourd'hui à nous adresser à sa mère dans nos prières. Que s'est-il passé pour que, très soudain, trois siècles environ après la mort de la mère de Jésus, on voue à cette dernière un culte aussi important, l'appelant "Mère de Dieu"?

 


1.- QUI DONC EST LA VIERGE MARIE?

Sainte Vierge Marie portraitL'évangile apocryphe de Philippe apporte une amorce de réponse, indiquant aussi que le personnage de Marie, mère de Jésus, interpellait déjà les premiers chrétiens. Logion 17: «Certains disent que Marie a été féconde par la grâce de l'Esprit saint. Ils ne savent pas ce qu'ils disent! Comment le Féminin féconderait-il le féminin? Marie est le silence vierge qu'aucune puissance mauvaise ne souille et ne distrait, elle demeure silence immaculé incompréhensible aux Hébreux, aux apôtres et à tous ceux qui se disent envoyés. L'Enseigneur (Jésus Christ) n'aurait pas dit: "Mon Père qui est dans les Cieux", s'il n'avait pas été engendré d'une autre paternité que celle qui lui vient de son père de la terre.»

La Vierge Marie dont parlait l'Eglise indivise des premiers temps est un mystère bien plus profond que le personnage historique dont nous parlent les théologiens aujourd'hui. Alors que le protestantisme résout malheureusement le problème en balayant le personnage de Marie d'un revers de main, l'orthodoxie se montre discret à son sujet: trop, à vrai dire, pour ne pas susciter certaines interrogations.

Même l'abbé Julio affiche une étonnante prudence à ce sujet, lui qui mettait un point d'honneur à révéler l'intégralité de son savoir. «Lisez Proverbes chapitre 8, verset 22 et suivants que l'Eglise applique à Marie, écrit-il, et vous comprendrez peut être ce qu'est Marie avant tous les siècles. Il ne nous est pas permis encore d'écarter tous les voiles; mais à qui sait deviner, il faut dire peu.» – A noter que l'abbé Julio écrit: «ce qu'est Marie», et non: «qui était Marie».

Mais voici le passage des proverbes, dont parle Julio: «Yahvé m'a créée, prémices de son oeuvre, avant ses oeuvres les plus anciennes. Dès l'éternité je fus établie, dès le principe, avant l'origine de la terre. Quant les abîmes n'étaient pas, je fus enfantée (...), j'étais à ses côtés comme le maître d'oeuvre.» Maître d'oeuvre: "Mot rare en hébreu", signale la bible de Jérusalem! Et, quelques versets plus loin: «Qui me trouve, trouve la vie, il obtient la faveur de Yahvé; mais qui pèche contre moi blesse son âme, quiconque me hait chérit la mort.» 

La mariologie cosmogonique proposée par l'abbé Julio se retrouve d'ailleurs sous forme codée dans les litanies de la sainte Vierge: «Miroir de justice, priez pour nous... Trône de la sagesse, priez pour nous..., Cause de notre joie..., Vase spirituel..., Rose mystique...,  Tour d'ivoire..., Maison d'or..., Arche d'alliance..., Porte du ciel..., Etoile du matin...» Autant d'appellations à caractère hermétique qui nous mettent en présence du mystère auquel nous faisons appel, en invoquant la Vierge. Mais QUI invoquons-nous exactement, lorsque nous disons: «Sainte Marie, priez pour nous?». En d'autres termes: Qui - ou quoi - s'est donc manifesté à la grotte de Massabielle en présence de Bernadette Soubirous? Cette question fut d'ailleurs celle que la petite Bernadette posa à l'apparition elle-même, et à maintes fois, avant finalement de répondre, l'apprition se contenta de sourire...

 

2.- MARIE PRÉCÈDE LA DATE DE SA NAISSANCE...

ND de LourdesDans une curieuse petite brochure conscrée à Lourdes (La Dorine et les secrets de Lourdes, ed. Lion d'Or, 1992) feu Mgr Patrick Truchemotte, patriarche de l'Eglise Gallicane sise à Gazinet (près de Bordeaux), aborde le mystère de la Mère de Dieu de façon intéressante. Et de nous proposer une définition lumineuse: «Si nous en croyons la théologie catholique, écrit-il, l'image de Marie mère de Jésus Christ, précède la date de sa naissance, elle préexiste sur le plan Divin, elle est ancrée dans la prophétie. La "Pleine de Grâce" est un symbole pour tous les temps.» Ce commentaire rejoint bien Proverbes, 8.22. Et d'ajouter, en faisant allusion à la grotte de Massabielle, «ancien lieu de culte druidique»: «Dans l'histoire de l'Eglise, des milliers de statues d'Isis et de fontaines sacrées druidiques furent consacrées par le culte chrétien. Il ne serait pas choquant pour notre pensée que ce soit là l'un des trois secrets de Bernadette. (...) Que des hommes aient pu se retrouver dans une grotte pour y recevoir un peu du reflet de la Conception immaculée, ce ne peut être choquant que pour ceux qui ont une théologie mariale à ras du sol.»

En effet l'ensemble des apparitions de Lourdes, dont la signification a été tronquée à des fins de récupération évidentes, nous renseignent mieux que n'importe quel savant traité sur la véritable nature de celle que nous appelons "la Vierge". Pour l'Eglise romaine, il s'agissait de confirmer le dogme de "l'immaculée conception", fraîchement proclamé par le pape... dogme concocté par l'Ordre des Jésuites, afin d'ouvrir la voie à cet autre dogme, politiquement bien plus puissant: celui de l'infaillibilité pontificale (qui était encore en gestation). Mais comme nous le verrons plus loin, en analysant les déclarations de Bernadette, il apparaît clairement que les apparitions de Lourdes n'avaient pas du tout pour objet de confirmer un dogme.

 

3.- GUÉRISONS ET CENSURE  

Pour avoir moi-même enquêté sur le phénomène de Lourdes dans un cadre journalistique (c'est ma profession dans le monde)Massabielleje ne mets aucunement en doute la réalité des guérisons qui s'y opèrent. En interrogeant entre autres le médecin-chef du lieu, qui s'est ouvertement prêté à mes questions, j'ai découvert que le nombre de guérisons n'a jamais diminué, contrairement à ce que l'on affirme souvent. De plus ces guérisons ont changé de nature, puisque de physiques, elles sont devenues surtout psychiques, touchant ainsi le mal moderne no.1 (burnout, dépressions, instabilité psychique, insomnie, folie à divers degrés, etc.). Mais les guérisons physiques y ont lieu quasiment tous les jours, et celles-ci ne concernent pas seulement les catholiques: des ressortissants d'autres branches chrétiennes, ainsi que d'autres religions, y trouvent régulièrement soulagement ou guérison complète de leurs maux psychosomatiques. Si les médias n'en parlent jamais, ou si rarement, c'est parce que - selon les médecins responsables - les "miraculés" évitent de se déclarer aux autorités vaticanes, afin de ne pas entrer dans l'interminable circuit d'enquêtes et contre-enquêtes, et surtout afin de ne pas être récupérés dans un but de propagande.

La question n'est donc point de savoir si des guérisons continuent de s'opérer à Lourdes, mais de savoir QUI opère QUELLES guérisons, et POURQUOI.


Les "miracles" des Evangiles sont autant de signes divins. La reconstitution immédiate, à Lourdes, d'organes malades ou détruits sont des "signes" et non des "miracles" gratuits - le même genre de SIGNE DIVIN qu'opérait le Christ incarné lors de son ministère visible en Galilée, et ce afin de dévoiler sa véritable nature, en même temps que la puissance et la miséricorde infinis de cet océan d'Amour incréé – DIEU PERE-MERE – qu'il appelait «Abba» chez les juifs (c. à d. «papa»). Or donc, voici des croyants s'adressant à la Très Sainte Vierge Marie, à Lourdes – des miracles s'opèrent, dont des guérisons très importantes et inexpliquées par la science, alors que Marie, la mère de Jésus des Evangiles, n'opère pas le moindre miracle. Ceci serait-il le message que nous obtenons TOUT de Jésus, mais seulement par Marie, sa mère? L'Evangile, dans l'épisode des noces de Caana, confirmerait ce fait...



Bernadette Soubirous, juste après les dix-huit apparitions

 

Le magistère catholique romain a récupéré l'affaire immédiatement après les apparitions de la Vierge en 1847. Et il l'a interprétée à sa convenance pour fortifier l'institution papale et justifier ses dogmes. En réalité, la belle petite bergère habituée à la vie à l'air libre n'avait pas grand chose d'une sainte, mais tout d'une voyante. Pour avoir transmis un message d'origine divin, destiné à TOUTE l'humanité, elle finira sa vie derrière les barreaux d'un couvent.

 

  

Le corps de Bernadette exposé.
 

Pour comprendre les pressions qu'elle y endura, il suffit d'observer les premières photos prises d'elle immédiatement après les apparitions, et de les comparer à celles prises au couvent de Nevers. De fait, son témoignage a été rapidement modifié. Que savait Bernadette exactement, elle qui avait refusé – et qui refusera toute sa vie – de révéler aux pontifes romains l'intégralité de l'enseignement reçu par la mystérieuse apparition dans la grotte de Massabielle?

Une chose est sûre: les informations que la voyante de Lourdes aurait pu livrer, notamment à la presse écrite (qui jouissait d'un certain degré de liberté), embarrassaient fortement le saint Siège. Il fallait que le message originel ne passe point. Il fallait que la petite visionnaire se taise à tout jamais. Le pape franc-maçon Jean XXIII, n'allait-il pas bloquer la publication du troisième secret de Fatima qui, selon les instructions de la Vierge aux enfants, devait être divulgué en 1960? Et le texte du 3e secret n'a-t-il pas été tronqué, complètement modifié, dernièrement, avant d'être rendu public? Pourquoi le père Malachie Martin, prêtre catholique romain, analyste et auteur, est-il décédé si subitement quelques années avant la publication du 3e secret, lui qui avait eu le privilège de lire la version originale? Version dont il disait qu'elle est si effrayante, qu'il nous est impossible même d'imaginer ce que Dieu réserve au monde en punition pour ses perversions et péchés? Référez-vous à notre section "YouTube" et l'interview radiophonique du père Malachi Martin bientôt mis en ligne dans notre site.


Lourdes aujourd'hui,
c'est des millions d'euros de chiffre d'affaires annuels

alors que le père de Bernadette
fût emprisonné pour endettement

et que ses parents
décédèrent dans la misère la plus complète,

sans le moindre soutien des autorités de la ville,
ni du magistère de l'Eglise.

 

Lourdes edwardLourdes, aujourd'hui.
Photo: Edward Scotcher 



4.- BERNADETTE ET L'ABBÉ JUNQUA

Malgré les pression politiques et l'oeuvre de désinformation du magistère romain, une partie du message originel nous est parvenu quand même, grâce à un prêtre catholique romain qui allait devenir, un peu plus tard, une des chevilles ouvrières de l'Eglise Gallicane, peu après le concile Vatican I. Si l'histoire n'a pas retenu le nom de cet homme, c'est parce qu'il fut tout simplement radié des registres.

L'abbé Pierre-François Junqua, prêtre de tendance gallicane (37 ans) allait être mêlé de près à l'affaire des apparitions dès 1847. Il fut l'un des premiers à défendre Bernadette Soubirous. Il fut son confesseur et le seul à l'épauler vraiment et à essayer de la comprendre. Il s'adressait à la jeune fille avec patience et une grande ouverture d'esprit, une absolue confiance en la véracité de ses dires; rien à voir avec les interrogatoires que Bernadette devait essuyer très rapidement de la part des prélats ultramontains. Il fut  aussi l'un de ceux qui protestèrent contre les déformations que le magistère romain apporta aux révélations de la petite voyante illetrée. Il fonda un journal, le premier consacré aux apparitions: "Le Rosier de Marie" où il publia entre autres, dit-on, les révélations authentiques de Bernadette.

Rosier de marie
La collection complète du journal lancé par l'abbé Junqua est actuellement en possession
de la mission gallicane Notre Dame de Liesse

Il ressort des travaux de l'abbé qu'un important fossé sépare le sens premier des révélations faites à Lourdes des interprétations ultérieures. Bernadette s'opposa au clergé dès la fin des apparitions. Tout d'abord quand celui-ci lui présenta une statue de la vierge sculptée d'après ses déclarations. En la voyant, elle s'exclama: "Oh, non!, ce n'est pas du tout AQUERO". C'est ainsi que Bernadette nommait l'Apparition qui s'était laissée percevoir 18 fois (chiffre symbolique) au lieu dit de Massabielle: AQUERO, du patois "CELA".

Notre Dame de LourdesQui est "Aquero", "Cela"? Selon la déclaration de l'apparition elle-même, Aquero est le Concept Primordial de la création, apparu sous forme humaine, c'est à dire compréhensible à des yeux humains. Il est à noter que l'apparition, telle que décrite par la petite bergère, ne se distinguera qu'en très peu de points des apparitions majeures qui suivront, au 20e siècle. En effet, la forme physique qu'emprunta la Très sainte Vierge, ou "Concept Immaculé", afin de se rendre compréhensible à la conscience de Bernadette, ne ressemble pas vraiment à ce que l'on raconte communément à propos de la "Vierge de Lourdes". Elle ne revêt pas l'apparence d'une femme adulte, mais celle d'une jeune fille (idem à Fatima, idem à La Salette); elle est petite, fine, belle, elle se tient très droite et son regard est bleu translucide. Une lumière douce précède ses apparitions et perdure un instant après sa disparition. Aquero, raconte Bernadette à l'abbé Junqua, est d'abord une blancheur qui vascille, puis un sourire, autour duquel le reste de la silhouette se précise petit à petit.

A plusieurs reprises, la petite voyante va demander son nom à l'apparition, et à chaque fois, la réponse est un simple sourire. – Le 25 mars, à la question quatre fois répétée par la jeune fille: "Mademoiselle, voulez-vous avoir la bonté de me dire QUI vous êtes, s'il vous plaît?", la réponse tombe enfin, non pas en hébreu, ni en latin, ni en grec ancien, mais en pyrénéen: "QUE SOY ERA IMMACULADA COUNCEPTIOU". Littéralement traduit: "JE SUIS LE CONCEPT PUR", ou encore: "JE SUIS L'ORIGINE IMMACULEE". Ce qui nous fait penser au premier mot de la Genèse: "Bereschit", ou: "Dans le principe". Et, remarquez bien: Bernadette s'est bien souvenue d'avoir dit à l'apparition: "Mademoiselle", et non: "Madame"...

"Je suis le Concept pur, immaculé": quand Bernadette rapporte ces paroles, le clergé et les théologiens romains reformulent immédiatement la phrase, trahissant son sens véridique. Ces derniers auraient bien voulu que les mots prononcés eussent été: "Je suis la Vierge immaculée", ou encore: "Je suis Marie, l'immaculée conception", tel que le proclamait le fameux dogme de récente facture. Mais non, et c'est là le plus troublant; car jamais l'apparition n'a pronconcé le nom de Marie. Jamais l'apparition n'a parlé de la mère de Jésus. Jamais le "pape" n'a été nommé. Malgré les pressions, Bernadette Soubirous, aussi petite et illétrée eusse-t-elle été, tiendra bon et réaffirmera ses déclarations initiales sans dévier jamais.


The Goddess«Que soy era immaculada counceptiou»: L'apparition de la grotte s'est définie elle-même, en patois, comme L'ORIGINE IMMACULEE, ou le CONCEPT PUR à la source de la création. Mesure-t-on la profondeur de la méditation mystique à laquelle nous convie l'Apparition de la grotte de Massabielle?


Cette méditation concerne le mystère des origines de la création, le point de départ de tout, avant même que le "mal" ne se soit manifesté, une origine à laquelle toutes les créatures sont appelées à retourner, la réintégration dans le principe originel... à "l'origine immaculée". Est-ce cette origine immaculée, que l'humanité a vénéré et auprès de laquelle elle a cherché refuge, sous les noms d'Aset, Isis, la Déesse, Parvati, etc.? Et pourquoi de réfléchir à cela culpabilise-t-il autant un catholique?  Et c'est ainsi que la fameuse litanie soulève un coin du voile: "Porte du Ciel, priez pour nous..."

 
 

5.- QU'EST DEVENU PIERRE-FRANCOIS JUNQUA?

«Mentez, mentez... il en restera toujours quelque chose.» – VOLTAIRE 

Nous savons ce qu'est devenu Lourdes aujourd'hui. Mais qu'est devenu l'abbé Junqua? L'abbé fut réduit au silence par la hiérarchie. Un silence qu'il ne garderait pas longtemps: se dressant contre la proclamation de l'infaillibilité papale, proclamée lors du concile Vatican I, on l'emprisonnera pendant deux ans. Fidèle à la tradition gallicane, il écrivit des ouvrages contestataires - et même prophétiques - qu'il vaudrait vraiment la peine de lire aujourd'hui. Nous en trouvons d'ailleurs des extraits sur le site de l'Eglise gallicane de Gazinet (vous retrouverez cette source en cliquant ici).

Lors de mon reportage pour la presse suisse effectué à Lourdes, j'ai retrouvé le nom de notre homme, dans l'un des nombreux ouvrages mis en vente à la librairie du sanctuaire. L'abbé y figurait dans l'index des personnalités ayant eu affaire, de près ou de loin, avec Bernadette et les apparitions. Selon cet index, qui octroyait gracieusement une seule ligne à l'abbé (en caractères si minuscules qu'il m'a presque fallu une loupe pour la lire), il était stipulé que Pierre-François Junqua "défroqua pour se vouer à la vie politique". En vérité, le bienheureux abbé exerça son ministère presbytéral jusqu'à la mort, au sein du mouvement catholique gallican, envers et contre les oppositions farouches du magistère catholique romain. Au moment d'expirer, rapportent des témoins, sa dernière phrase fut, dans un souffle: "Junqua, tu es prêtre pour l'éternité"


Rosa Gallica:
un des mystères révélés à Bernadette
en lien avec la "Dorine",
huile d'onction gallicane.
 

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